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Confiture de goyaves du jardin : recette de famille

sept. 30, 2014

 

  

 

Une confiote à se rouler sous la table du petit déjeuner !

 

 

Autant vous prévenir : la préparation, rigoureusement fidèle à la tradition des grand mères canariennes, c'est tout un chantier dont votre plan de travail ne ressortira pas indemne.

Mais pour m'y être collée plusieurs fois, le résultat vaut bien les heures passées à tenter de maîtriser l'éruption volcanique surgissant du cratère de la marmite, et durant plusieurs jours à l'époque de la cueillette, le bombardement en règle de la carosserie de votre véhicule par le goyavier croulant de fruits, pour les fortuné(e)s qui comme moi ont eu la chance de vivre un temps avec arbre à goyaves au fond de la cour.

Ce tireur d'élite le voilà. On le trouve essentiellement sur les îles de Gran Canaria et de Tenerife sous forme de toutes petites plantations, ou plus communément, dans le jardin familial.

 

 

 

Un joli arbuste originaire du pourtour de la Caraïbe et d'Amérique Centrale, arrivé il y a plusieurs siècles aux Canaries dans les cales des navires espagnols et portugais, pouvant atteindre plusieurs mètres de haut, fournissant une belle ombre sous ses feuilles perennes, et à la fin de l'été, une pluie de fruits dorés à la chair délicatement rosée, au parfum évoquant irrémédiablement les Tropiques, et une petite touche acidulée aux reminiscences irresistibles de bombon.

 

 

 

Mais trève de pedigree, le panier est plein, vous avez annulé tous vos rendez-vous de la journée, direction... la cuisine !

 

 

 Ingrédients

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Goyaves

Sucre

Un peu d'eau

Canelle (falcultatif)

Citron (facultatif)

Marmite, passoire, spatule résistante

Mixer (facultatif)

 

  

Ôter la petite queue et les parties éventuellement abîmées, bien laver les goyaves et les couper en quatre. Les déposer dans une marmite, ajouter un peu d'eau, et faire cuire d'un feu bien ferme environ 15/20mn (selon la quantité) jusqu'à ce que les fruits se ramollissent. Bien égoutter cette préparation, et l'écraser à l'aide d'une grosse cuillère ou spatule ad hoc ou mieux, d'un presse purée.

Puis passer le tout par un tamis, en écrasant fermement cette purée afin de récupérer le plus de pulpe possible : il ne doit plus rester que les petites graines dans le tamis (si vous êtes sournoisement invités par vos voisins propriétaires d'un goyavier le jour de l'opération- confiture, préparez vous pour la tendinite du poignet !)

Remettre cette purée tamisée dans la marmite, rajouter le sucre (au goût de chacun : moitié-moitié...plus de la moitié...un quart.... soyez intuitifs, et laissez parlez vos préférences en la matière, tout comme la grand mère Eugenia), de la canelle et du citron si ça vous chante, mais personnellement en matière de goyave, je suis du genre puriste : pas nécessaire de mettre du citron et de la cannelle partout, la saveur de ce fruit est tellement exquise qu'elle se suffit largement à elle même.

Et là, allez y d'abord à feu doux, puis quand l'affaire commence à entrer en ébullition, munissez vous d'un heaume et d'un bouclier afin de pouvoir continuer à touiller sans mettre votre vie en péril. Laisser cuire entre 30 et 45 minutes selon la quantité de fruits et l'intensité de la cuisson, jusqu'à obtenir la texture désirée.

  

 

Les gourmets apprécieront aussi la version en pâte, le "dulce de guayaba" , délicieux nature ou avec du fromage frais des petites chèvres de Tenerife.

Cette photo nous vient de la lointaine  Amérique Latine, mais rien d'étonnant à son inclusion dans cet article tant les liens culturels sont forts entre les Canaries et le vaste continent qui nous fait face. 

 

 France G.

tenerife.autrement@hotmail.com

 

Photo Camelifruit

 

Pour en savoir plus sur le Goyavier  :

Parution de l'Instituto Canario de Investigación Agraria - Gobierno de Canarias

http://www.icia.es/icia/download/Publicaciones/guayabo6.pdf

 

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Je remercie les auteurs de guides, les agents de voyages, les medias, les journalistes, pour leur passage sur mon site et pour leur intérêt, et souhaite néanmoins rappeler que  citer ses sources reste la base  de l'honnêteté intellectuelle... merci à vous !